On dirait un compte parodique, ou un extrait du sketch des inconnus « Jacques Beauregard », mais non. C’est bien le vrai compte d’Edouard Philippe qui a diffusé ce message et le visuel ci-joint :
« Je veux diviser par deux l’immigration qui entre sur le territoire national.
Ma ligne est claire : ni laxisme de l’extrême gauche, ni immigration zéro de l’extrême droite.
Reprendre le contrôle, c’est décider plus clairement de qui nous accueillons, en quel nombre et dans quelles conditions. »
Avant de revenir sur cette parodie de position centriste de droiche (ou de gaute), il est important de rappeler à Edouard Philippe – et à tous ceux de sa caste – qu’il est insultant de prendre les citoyens pour des imbéciles amnésiques, en prétendant découvrir à chaque fois à cinquante ans passés qu’il y a des vrais problèmes à traiter en France, alors même qu’ils ont passé leur vie aux pouvoirs. Edouard Philippe a notamment été Premier ministre de la République française pendant plus de trois ans d’affilée ! Alors nous jouer la petite musique du « je vous ai compris » du traître de Gaulle ou du « j’ai changé » du cosmopolite intégral Nicolas Sarkozy (sauf quand il s’agit de se reproduire…) n’est que l’aveu de l’inanité voire de la nuisance de ce qu’il a pu faire lors de ses précédents mandats.
Ceci étant dit, passons à l’avis d’Edouard Philippe sur l’immigration, un avis digne d’une affiche du candidat Jacques Beauregard. Pour être absolument entre deux « extrêmes », le candidat à la magistrature suprême a inventé cette formule qui sonne bien mais qui ne veut rien dire « diviser par deux l’immigration ». Diviser par deux, cela veut dire continuer à faire entrer des immigrés « sur le territoire national » comme il dit, cela veut donc dire que selon Edouard Philippe, il n’y a pas encore assez d’immigrés en France. Il s’agit donc d’un slogan immigrationniste. Un de plus. Il ne faut pas gratter longtemps le vernis du soi-disant centrisme, ou « pragmatisme », pour trouver une politique de gauche derrière une pseudo-rodomontade de « droite ».
De plus, en parlant des immigrés qui vont continuer d’entrer s’il est élu, il omet sciemment de parler des immigrés déjà présents sur territoire et qui n’ont rien à y faire : les délinquants, les criminels, et ceux qui résident et subsistent chez nous à nos frais au lieu des leurs.
En 2027, jetons les pseudo-pragmatiques dans les poubelles de l’histoire politique de notre pays, et envoyons à l’Élysée le candidat le plus ferme possible sur l’immigration.