Les commémorations de tous ceux qui ont chaque année quelque chose à fêter le 8 mai ont été involontairement mais parfaitement résumées par le patron du parti communiste français Fabien Roussel : « N’oublions jamais la barbarie nazie, les 45 millions de civils tués dont 6 millions de juifs. »
Tout d’abord, bien sûr, la sélection des « barbaries » est assez comique venant d’un parti dont l’idéologie a causé le plus de morts de toute l’histoire de l’humanité : le communisme.
Ensuite, évidemment, la « barbarie » est forcément « nazie », car Dresde, Hiroshima, Nagasaki, Katyn, etc., tout cela ce ne sont que quelques dommages collatéraux insignifiants pour les gens comme Roussel et tous les élus, quel que soit leur bord politique, qui font du 8 mai 1945 la victoire des gentils humains démocratico-soviétiques sur les méchants barbares nationaux-socialistes.
Enfin, le très révélateur et très répandu élément de langage « 45 millions de civils tués dont 6 millions de juifs » fait une fois de plus des 39 millions de chrétiens tués un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. C’est insupportable et inquiétant pour la transmission de l’histoire des Européens.
Enfin bref, l’histoire de la Seconde Guerre mondiale est un torrent de propagande politique, à tel point que dans certaines communes et même parfois dans les messages des autorités nationales, les commémorations de la guerre 14-18 font mention de la guerre 39-45, sujet plus simple pour elles (les gentils contre les méchants) que la mention de l’héroïsme et du sacrifice des hommes d’Europe.
En 1945, les uns ont gagné et les autres ont perdu, certes, mais qu’on en déduise que les uns sont les bons et les autres les mauvais est un peu plus subjectif…