Presque un siècle déjà, que nationalistes et anciens combattants de 14-18 se sont soulevés contre le régime suite à une énième affaire de corruption (ici l’affaire Stavisky), une tentative de putsch si proche et si lointaine à la fois, si proche car nous sommes toujours dans ce système républicain corrompu (et les affaires quasi-quotidiennes qui sortent contre « nos élus » sont bien pires que l’affaire Stavisky), et si lointaine car aujourd’hui la droite radicale a surtout comme mot d’ordre de ne pas faire de vagues, et les seules manifestations qu’organisent les mouvements dont la masse critique permet de mobiliser dans la rue sont bien calibrées pour aller d’un point A à un point B sans jamais aller mettre la pression ni sur le Palais-Bourbon ni sur le palais de l’Elysée.
Force est de constater que si les droites radicales ont le vent en poupe et que le régime a rarement été aussi faible, celui-ci a rarement été aussi peu contesté. Autant dire qu’un nouveau 6 février a peu de chances de voir le jour dans les conditions actuelles, même si nous accueillerions avec joie une nouvelle « divine surprise ».
L’échec du 6 février 1934 et ses conséquences (30 morts, régime fortifié, Front Populaire, 2nde Guerre mondiale) sont essentiellement la faute du Colonel de La Rocque, qui retira ses nombreux Croix-de-Feu et qui refusera jusqu’à la guerre toute alliance avec les autres organisations nationales (l’ancien ministre de l’Intérieur André Tardieu confiera plus tard qu’il versait à La Rocque 20 000 francs par mois sur les fonds secrets…), et la faute de Charles Maurras et de Maurice Pujo qui, après avoir empêché Léon Daudet de rejoindre la tête de la manifestation, demandèrent à leurs troupes de se replier à l’imprimerie du journal de l’Action française pour permettre sa parution le lendemain…
Aujourd’hui, les responsables de gros mouvements assimilés à « l’extrême droite », « la droite nationale », etc., sont toujours aussi peu enclin à troquer leur position de petits fonctionnaires de la politique contre un engagement radical à la tête de leurs troupes contre ce régime pourri qui salit et humilie la France chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Encore récemment, que ce soit le silence assourdissant sur l’affaire Epstein ou le lâchage instantané de leurs militants dès qu’ils sont dénoncés par la gauche, tout montre que les grosses écuries du « milieu » n’ont pas fini de faire perdre du temps au redressement national et d’en faire gagner à la secte médiatico-politique républicaine.
C’est pourquoi, en attendant un prochain 6 février ou une nouvelle divine surprise, il convient de s’organiser entre mouvements nationalistes, identitaires, enracinés, catholiques, pour créer une coalition forte à « droite » du RN et de Reconquête, afin d’éviter que ceux-ci penchent trop allègrement vers la gauche et le Système, et surtout pour continuer à porter et à faire entendre les bonnes idées nécessaires au redressement du peuple et de la nation pour lesquelles sont morts les martyrs du 6 février 1934.