La traditionnelle (mais moins cotée) rentrée littéraire de janvier fait une fois de plus une énorme place aux chouineries féministes, dans la lignée de la tentative désespérée de garder la main sur le narratif anti-hommes initié – entre autres – par le #metoo auquel j’ai consacré, avec Mario Varraut (auteur de Maistre, lecteur de Platon), une émission le mois dernier.
La toute-puissance des éditeurs parisiens et de leurs choix plus que discutables doit absolument être combattue, non pas par une haine de Paris et des Parisiens, mais par opposition au diktat des maisons d’édition (et des auteurs) ayant « pignon sur rue » et se partageant dans un entre-soi écœurant, stérile et mortifère les colonnes des journaux, les ondes et les plateaux de télévision.
Loin de contre-chouiner en réaction à cette mode de la chouinerie, nous avons décidé, avec les éditions Saint Barthélemy, d’agir pour une véritable contre-littérature, c’est pourquoi nous vous proposerons cette année deux romans inédits dont nous vous reparlerons en temps voulu.
Quoi qu’il en soit, ne soyez pas désespérés par l’indigence des rentrées littéraires et des lauréats des différents prix littéraires (exception faite du remarquable prix du quai des Orfèvres), lisez les livres qui vous paraissent intéressants et ne négligez jamais la lecture au prétexte qu’il ne s’agirait que d’une discipline de promotion d’écrivaillons de gauche ou d’égocentriques bavards et impudiques, être un lecteur c’est être le porteur d’une exigence, d’une morale et d’une sensibilité qui font que nous sommes la civilisation contre la barbarie. Rien de moins.
De rentrée littéraire médiocre en rentrée littéraire consternante, continuons à lire, écrire et diffuser ce qui nous paraît bon, juste et vrai, et l’avenir nous appartiendra !